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Mensuel d'informations générales de la consommation des crédulités


LE POINT VERNAL SE TROUVE A 180° NON A 0°


Il faut inverser les positions astronomiques pour découvrir la réalité physique. Vernalis se produit à 180° pas à 0°.


Perturbations des modes de lectures astrologiques

Début Octobre 2015,Lorenzo Verderame de la Sapienza University of Rome - Italy,  Dip. Instituto Italiano di Studi Orientali...(institut italien des études orientales) organisait une conférence sur le thème des Pléiades dans l’ancienne Mésopotamie, en affichant une impression réalisée, par un sceau sur cylindre, représentant le combat de Enkidu et Gilgamesh contre le mythique Taureau du Ciel. Une représentation religieuse. Au cours de laquelle Judith Dillon, intervenante en Anthropologie des langages de l’Université Californienne de Berkeley communiquait la contribution suivante :

Hi, am not that familiar with Mesopotamian astronomy, but have spend much time learning the astronomy/astrology underlying our writing systems. The Pleiades as the initiation of the calendar may result from their position there at the Spring Equinox before c. 2000...

Je ne suis pas familière avec l’astronomie mésopotamienne, mais j’ai passé beaucoup de temps à apprendre les sous titres astronomie/astrologie dans notre système d’écriture. Les Pléiades comme commencement calendaire cela résulte de leur position là à l’équinoxe de printemps avant -2000.


Au début de la conférence je remarquais, relativement au sceau cylindre, indisposant le conférencier inviteur, au point de le froisser, qu’il ignorait à quoi cette figure renvoyait exactement. Les Pléiades figurent dans la constellation du Taureau, toutefois le combat mythologique de l’épopée de Gilgamesh concernait un autre aspect, sans aucun rapport astronomique, étranger à ce groupe d’étoiles. Le propos de Judith Dillon nécessitait une correction, car il contenait deux erreurs. La première, qu’avant – 2000 les Pléiades marquaient l’équinoxe de Printemps. La seconde qu’il s’agissait du point Vernal qu’elle assimilait dans son discours oral au point 0. Laurenzo Verderame était persuadé, lui aussi, que le Point Vernal correspondait au point 0. Zéro de quoi? Là, se trouve la bonne réponse, à la mauvaise question posée.


Retour à Vernalis via l’astronome anglais Bède le Vénérable

La rédaction du commentaire de la Pantagruéline Prognostication de Rabelais me servait d’exercice. Dans son texte sur le printemps, Rabelais rappelait que le marqueur de l’évènement se nommait Ver…diminutif de Vernalis, adjectif latin signifiant printanier, employé par Bède le vénérable (astronome anglais du Moyen Âge) dans son texte. Vernalis caractérise la Terre, objet de multiples et diverses transformations physiques. Vernalis constitue un état climatique, déterminé par une position particulière de la Terre. Il convient donc de rechercher la localisation terrestre exacte. L’on découvre ainsi dans les Ephémérides astronomiques, dites Millénium, que Vernalis caractérise la position Terrestre à la longitude 180. Pas à la longitude 0. Car la longitude 0 se rapporte, dans un repère orbital, au retour de la Terre au tout début de son orbite de 365,25 jours, à la date du 24 septembre en moyenne, chaque année. L’inversion des positions planétaires c’est aussi cela la réalité de vernalis. A Vernalis la Terre est à 180° de sa position du 24 septembre de l’année précédente. Les connaissances “astronomiques” de Laurenzo Verdarame étaient intoxiquées par l’astrologie. Car il confondait le printemps avec le point 0° du Soleil dans un repère planétaire imaginaire. Ce qui signifie que Laurenzo Verdarame avait une représentation faussée des mouvements planétaires, puisqu’il présumait un mouvement solaire de 360°, autour de la Terre, alors que l’étoile centrale est fixe, ou presque, au milieu du système solaire. En d’autres termes, Laurenzo Verdarame n’avait jamais eu la curiosité de vérifier, avec un logiciel astronomique, les positions planétaires correspondantes à la période appelée Vernalis.


Il en était de même pour Judith Dillon. Laquelle était, elle aussi, contaminée par les affirmations astrologiques selon lesquelles à la période Mésopotamienne, en tout cas en -2000, Vernalis se produisait lorsque le Soleil « passait » sur un cluster d’étoiles nommées Pléiades. A aucune époque en 4000 ans, ni en -2000, ni en +2019 le Soleil ne “passe” sur les Pléiades dans la constellation du Taureau. C’est beaucoup, beaucoup, trop loin pour lui. Il n’y va jamais physiquement. C’est impossible. Là encore, l’imprécision des mots, l’absence de vérification des localisations planétaires, et la non représentation topographique pour la période considérée Vernalis, donnent lieu aux affirmations astrologiques insensées, selon lesquelles, le Point 0, sans préciser l’orbite à laquelle cette origine se rapporte, se situe à cette époque dans les Pléiades. C’est beaucoup, beaucoup trop loin. Vraisemblablement, Judith Dillon faisait référence à la précession des équinoxes. En vérifiant en -2001, Vernalis se produisait en avril lorsque la Terre se trouvait à la longitude équinoxiale 180°. Ainsi la vérification des positions planétaires dément les affirmations astrologiques selon lesquelles la précession des équinoxes “se déplacerait du Taureau au Bélier”. Ainsi que des Poissons au Verseau. Selon les idées farfelues des “ères” de Steiner (Rudolf Steiner) contaminant les universitaires. Notamment celles et ceux dépourvues de connaissances astronomiques. On découvre ainsi une constante au fil des années, des siècles, et même des millénaires, Vernalis se produit à des dates calendaires différentes, chaque fois que la Terre se trouve à la même position longitudinale à 180° de son orbite. Cette particularité physique attire l’attention sur un culte, d’origine Mésopotamienne. Ce peuple de l’antiquité débutait l’année fin septembre, justement lorsque la Terre revient au degré 0 de son orbite de plus de 930 millions de km. Au point équinoxial opposé à Vernalis. Le système astronomique fondait alors une religion, étrangement basée, elle aussi, sur le mystère de la résurrection après la descente dans le monde d’en bas. La religion des amours de Dumuzi et d’Inanna. Connue en orient sous le nom de Tamuz>Adonis. Correspondant étrangement à la célébration des saisons. Alors que de nos jours le discours public est écolo, vert, le retour à la nature, la préservation de la terre, le réchauffement climatique. La religion d’Adonis est-elle appelée à un renouveau moderne au cours du XXIe siècle? On assistera sans nul doute à une nouvelle personnification religieuse des forces productrices de la nature accompagnée de nouvelles adonies.

La terre à Vernalis en 2018, longitude 180° de son orbite, le 21 mars, équinoxe de printemps. Valeur générale de la précession -0° 15' 16.1''


Carte orbitale de l’équinoxe de printemps le 20/03/2019


Ephémérides Millénium la Terre à Vernalis, 180° de longitude de son orbite le 09/04/-2001 équinoxe de printemps. Valeur générale de la précession 55° 23' 36.6''  


Cette carte est-elle interprétable ?

Il serait nécessaire d’établir un tableau des influences, si c’était possible, afin de déterminer, éventuellement, la valeur susceptible de l’emporter sur les autres.  Depuis les publications d’André du Val, de Philippe de Gammages, et le Rapport sur l’Astrologie de Charles de Condren, nous savons que les planètes, corps solides, sont dépourvues d’influences psychiques. Dans ces conditions, en regardant la carte ci-dessus, notamment la position de Vénus à 270° et celle de Mars proche de passer à 90° à l’opposé on ne peut déduire qui des appétits exclusivement ambitieux, ou des actions de conquête verbale domine. La propriété prétentieuse, assurée, arriviste et exclusive l’emportera-t-elle sur les tractations et les négociations? La convoitise mise en échec par des discussions d’intermédiaires! Ambitions déçues. Puissance mise en péril par des parlottes inconsidérées. La Terre se trouve hors des emprises éventuelles. Fini les maisons, les cuspides et tout le tralala de l’immobilier des secteurs, vides, pleins et occupés ou à temps partagé.


Ainsi quelque soient les valeurs de la précession, Vernalis se produit climatiquement chaque fois que la Terre se trouve sur la position 180° de longitude de son orbite de 930 millions de km. Les Pléiades correspondent aux longitudes 33 à 38° dans la constellation du Taureau. Sans être, pour autant la porte d’à côté. Ainsi qu’on le constate, visuellement, la précession des équinoxes n’affectait pas les Pléiades, contrairement à ce que pensaient Judith Dillon et Laurenzo Verdarame dont les idées étaient parasitées par de faux concepts astrologiques perturbateurs. Puisque Vernalis se produit exclusivement sur les 930 millions de km de l’orbite terrestre autour du soleil. Nulle part ailleurs. Alors que les Pléiades, se situent à plusieurs centaines de milliers d’unités astronomiques de la position terrestre. Le taureau, en années lumière, se trouve à 750 al de la Terre. Faisons une rapide conversion à l’estime. Voyager une année, à la vitesse de la lumière permet de parcourir 63 241 unités astronomiques. La distance, variable moyenne, de la terre au soleil est d’environ 1 unité astronomique, équivalent à 8 minutes de temps. Vous voyez facilement que lorsque la terre est à  à la position Vernalis, les Pléiades se trouvent à 750x63 241 unités astronomiques de là. Une distance considérable. Une distance si importante, et si immense, une unité astronomique mesure 150 millions de km, que l’on ne peut pas dire que les Pléiades sont concernées, en quoi que ce soit, par l’événement du jour.Ni aujourd"hui, ni non plus hier en -2000.


φSybille de Panzoust