Mensuel d'informations générales de la consommation des crédulités

Je ne pensais pas apporter un jour, une suite, au Libre Propos de Dan Martin daté septembre 2001, intitulé « la puissance des mots ». De son court texte, sur deux colonnes, je soulignais 3 phrases. Les voici :


« les mots sont un aspect de la puissance »

« dans les truandages du jargon il faut opposer le mot juste au mot creux »

« apprendre à dire c’est apprendre à être ».


Sept années avant de mourir Dan Martin s’essayait à la philosophie. Si l’on peut dire. Même si ce n’en est pas.


Les mots commencent avec les cris dès la tétée. Le bambin braille parce que le biberon est vide. Pour le faire taire plusieurs solutions existent. Parler ou donner un autre biberon pour avoir la paix. Parler revient à diffuser du bruit. Une méthode de détournement de l’attention. Parce que, lorsque le second biberon est vide, le bambin braille encore. Trop de biberons feront plus tard de lui un obèse. L’obésité n’est pas toujours corporellement physique. La satisfaction par l’ingestion buccale donne l’attrait pour la malbouffe, autant que pour la possession matérielle. Le système monsieur Plus. Plus d’argent, plus de pouvoirs notamment. Détourner l’attention du mioche n’est pas une meilleure solution. Parce que cela revient à diffuser du bruit de fond pour endormir ses plaintes. On lui parle. Le bambin ne comprend pas. Les sons le rassurent. Substitution du ventre plein par le bourrage de sa cervelle. Le ventre ou les oreilles sont les réponses ordinaires faute d’en avoir inventé d’autres. L’objectif étant d’endormir le bambin pour avoir la paix. Adulte, cela continue encore, mais en plus vicieux.


Les matérialistes se rassurent par la possession sans connotation astrologique.

Propriété apaisante : maison, argent, pouvoirs, partenaires, ambitions etc…Ces bambins réclamaient le biberon supplémentaire qu’ils recevaient. Les autres, calmés par le bruit des mots, on les voit dans les transports en commun abrutis avec leurs écouteurs sur les oreilles. Les bruits des mots des parents sont remplacés par la musique, et les paroles des chanteurs à la mode. L’habitude du bruit rend réceptif au formatage des idées. La radio, la télé, les médias, l’abrutissement en somme.


Réplication des premiers comportements de la période Pampers. Le truandage du jargon, évoqué par Dan Martin, correspond au formatage du cerveau par les mots, creux ou pleins selon les addictions de chacun. Le bambin, en découvrant la présence de ses parents, exprime de nouvelles exigences. La sociabilité, voila « l’apprendre à être » de Dan Martin. Remplacement des cris par des mots pour exprimer des besoins. L’évolution. Devenu adulte les mauvaises habitudes, prises dès les premiers vagissements, perdurent sans amélioration, mais avec des sophistications supplémentaires. L’ex bambin exaspère son entourage avec d’autres comportements Le tabac, l’alcool, les jeux, et les troubles antisociaux que l’on retrouve chez TOUS les astrologues voyants et autres divinateurs. Notamment le besoin de mentir par compulsion. Tromper par profit et par plaisir. Utilisation de pseudonymes. Dan Martin se nommait Martenot. Les experts en bobard vous racontent chaque mois les aventures tumultueuses de la lune noire. Estelle des Enclos dressait un mur de parcage, dissimulant aux crédules son mépris afin de mieux transgresser leurs droits en se déclarant rebouteuse de campagne. Catherine Lyr, ayant loupé les planches pour la scène de sa vie, astrologue en trompant par profit à Paris. Blanche de Laurac est aussi noire de fourberies que la sorcière donneuse de pomme à Blanche Neige. Alain de Si Vrai possède un double, comme Hyde et le docteur Jekill, dénommé Alain de Si Faux. Et l’on pourrait allonger la liste avec le docteur Si a Wi, et ses histoires sur les malheurs de la crédulité, destinées à faire pleurer dans les chaumières, en ignorant combien cela lui rapporte d’exploiter financièrement le malheur des autres, avec un faux institut en grugeant le fisc, et donc vos impôts, mesdames et messieurs.


La réponse des parents, aux premières exigences de leur bambin, conditionne la suite de son existence en tant qu’individu. Dire ne s’apprend pas lorsqu’il exprime l’exigence d’un besoin. Dire, caractérise la première addiction aux mots, après les cris. Dire exprime aussi les premières expressions de la crédulité, en fonction de ses croyances, selon les apparences partielles et partiales, perçues par le bambin, de la réalité de sa vie. Du moins ce qu’il est en mesure de comprendre...


Sybille de Panzoust